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Gijón et l’héritage des baleines et des sardines

Au cœur du Port de Plaisance, situé dans le quartier de Cimavilla, se trouvent, juste en face de l’ancienne criée −la Rula−, deux des endroits les plus agréables de la ville de Gijón. Deux rues qui se fondent presque en une seule : elTránsito de las Ballenas (le Passage des Baleines), qui monte vers la Colline de Santa Catalina, et laCuesta’l Cholo (la Côte du « Cholo »), qui mène à la chapelle de la Soledad.

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Il s’agit de l’une des zones les plus populaires de la ville et elle est assidûment fréquentée par les playos −surnom donné aux habitants du quartier de Cimavilla−, ainsi que par les autres habitants de la ville et les touristes. C’est un mirador parfait pour se détendre tout en contemplant le coucher du soleil sur le port, à l’abri des vents du nord-est. Et c’est surtout un lieu idéal, si le temps le permet, pour profiter du soleil, de la vie dans la rue et du cidre.

Cuesta del Cholo 225x300 Gijón et lhéritage des baleines et des sardines

Le nom “Cuesta’l Cholo” a été introduit par les émigrants qui revenaient d’Amérique et depuis lors, c’est ainsi que l’on nomme cette petite côte, qui était auparavant connue comme la rue Canto de la Riba (Chant de la Rive). Mais qui était donc ce Cholo ?

C’était peut-être le métis −cholo en espagnol− qui a permis à ce terme d’origine péruvienne de s’enraciner dans le vocabulaire populaire. Ou peut-être qu’il n’y a jamais eu aucun cholo et qu’il s’agit du résultat d’une plaisanterie ou d’un mot d’esprit des marins d’autrefois. Il est également possible que cela soit un mot bien de chez nous, à savoir le diminutif asturien du prénom Manuel. Une chose est sûre, c’est cette côte que les sardineras (vendeuses de sardines) arpentaient, avant la disparition de la Rula, en criant « Il y a des sardines ! » avec leur panier rempli de poissons sur la tête, une tradition locale qui se reflète toujours dans les bars et restaurants de la zone, dont la délicate gastronomie de la mer fait partie de leur essence.

El Tránsito de las Ballenas est dénommé de la sorte car c’était l’endroit où les baleines qui se rapprochaient de nos côtes étaient dépecées. Le passé de ce quartier a été marqué par une vie maritime très animée et même les noms de certains établissements actuellement installés dans la zone rappellent cette époque : El Mercante (Le Navire Marchand), El Planeta (La Planète) et, bien évidemment, Las Ballenas (Les Baleines). Ce passé se reflète également sur le « Retable de la Mer » exposé au Musée-Maison natale de Jovellanos.

Sans aucun doute, ces quelques curiosités ont forgé notre caractère. Alors, quand vous viendrez à Gijón, n’oubliez pas de vous promener en suivant le sillage de ces histoires de baleines et de sardines d’autrefois.

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