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Trucs et astuces 100 % Xixonés (II): Dans les chigres et la fête

Un chigre* est à un asturien ce qu’un pub est à un irlandais. Profitez de votre visite pour vous mêler aux autochtones dans les sidrerías (cidreries), les bars à tapas ou les restaurants et suivez ces quelques conseils pour réussir parfaitement votre intégration et ne pas avoir l’air d’un foriatu* :

Comme vous l’aurez peut-être remarqué, le cidre n’est pas seulement réservé pour les grandes occasions. Il fait partie de notre vie quotidienne et nous en buvons tout au long de l’année. Et il y a certaines règles à respecter :

-Le cidre se commande à la bouteille et les convives partagent un seul et même verre. Pour révéler toute sa saveur, le cidre doit être servi et oxygéné de manière traditionnelle, c’est l’escanciado.

-Si vous n’osez pas vous servir vous-même, demandez au serveur de le faire, ou même à un(e) autre client(e), qui vous donnera sûrement un coup de gabitu*, non sans fierté.

-Un verre de cidre, dénommé culín, se boit cul-sec et il faut en laisser quelques gouttes afin de rincer le verre à l’endroit où l’on a posé ses lèvres.

-Si une personne assure le service et vous offre un culín, ne la faites pas attendre. Prenez le verre, buvez et rendez-le-lui pour qu’elle puisse continuer à servir les autres.

-Nous sommes de grands mangeurs. Normalement, au restaurant, les serveurs ne vous serviront pas juste une assiette, ils vous laisseront la pota* sur la table. Il n’est pas obligatoire de tout manger, vous risqueriez d’être resservi.

N’essayez même pas de manger un cachopo à vous tout seul. Enchaînez une fabada (version asturienne du cassoulet), un cachopo (cordon bleu géant) et un arroz con leche (riz au lait) et vous serez un authentique asturien.

Cependant, pour être un bon xixonés*, il vous faudra aussi être attentif aux saisons. Nous raffolons des oricios* en hiver et nous lançons la saison estivale en mangeant du thon blanc et des sardines.

Le fromage, ce n’est rien que pour le dessert.

Nous sommes très généreux. Nous finissons souvent par nous disputer pour payer l’addition et il est très probable qu’une connaissance vous offre un culín si vous vous croisez dans la rue.

À Xixón, tout le monde se vante d’être un playo. Ne vous laissez pas tromper, les authentiques playos, ce sont exclusivement les habitants du quartier de Cimavilla.

 

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Faire la fête

Si on vous invite à une espicha*, allez-y sans réfléchir. Il s’agit d’une fête, en toute simplicité, lors de laquelle on mange, on chante, on danse et, surtout, on boit du cidre. La plupart sont organisées directement dans les pressoirs.

Tout au long de l’année, les divers quartiers, villages et paroisses de Xixón organisent leur propre fiesta de prau* et nous adorons cela. Il existe même des applications mobiles permettant de ne manquer aucune folixa*. Alors, mettez vos chaussures et vos vêtements les plus confortables et lâchez-vous sur les tubes les plus dansants du moment tout en savourant quelques culines de cidre, bien évidemment. Et n’oubliez pas de forrar* en mangeant quelques bollos preñaos*.

L’Amagüestu* est l’une des autres fêtes les plus traditionnelles des Asturies. Elle a lieu en automne, lorsque nous nous retrouvons pour manger des châtaignes grillées et boire du cidre del duernu*, également appelé sidra dulce (cidre sans alcool).

Et pour l’Antroxu, c’est-à-dire le carnaval, nous nous déguisons. Et bien évidemment, nous mangeons : pote asturiano (pot-au-feu à l’asturienne), picadillo (chorizo haché) et frixuelos* sont traditionnellement au menu.

Notre chère région

Nous sommes très patriotes. Vous verrez toujours un drapeau asturien lors de n’importe quel événement international.

Nous n’aimons pas que les gens critiquent notre région. Notre Tierrina −notre terre−, c’est comme notre mère, il n’y a que nous qui pouvons la critiquer. C’est pareil avec le Sporting de Gijón, l’équipe de football de la ville.

Quand nous sommes dans les Asturies, nous ne pouvons pas voir les gens d’Uviéu, la capitale. Par contre, si nous nous retrouvons hors de nos frontières, nous nous embrassons comme des frères.

Nous pleurons dès que nous entendons la mélodie de Asturias, Patria querida (Les Asturies, chère patrie), qui, en plus d’être notre hymne, marque la fin de tout rassemblement festif. Même les plus endurcis ne peuvent pas s’empêcher de verser quelques larmes en écoutant Asturies de Víctor Manuel, un célèbre chanteur de la région.

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